Des parcours uniques selon ses intérêts

Cette page contient des témoignages d’élèves ingénieurs et d’ingénieurs exerçant leurs métiers dans le secteur très vaste de l’agronomie.
Des ancien(ne)s étudiant(e)s de classe préparatoire AVPB, BCPST ou TB vous racontent leurs parcours, leurs souvenirs et les enjeux de leur métier.

Cette page sera enrichie périodiquement. Revenez pour lire de nouveaux parcours 🙂

Les informations sur cette page
  1. Des parcours uniques selon ses intérêts

E.D., Cheffe de projet Contrat pour la Réussite de la Transition Écologique, après Bordeaux Sciences Agro et AgroparisTech

Réunion publique sur les actions de gestion des risques côtiers

Mon objectif à l’issue de la prépa était d’intégrer une école me permettant d’allier agronomie/environnement et sciences politiques. Certaines écoles proposant des doubles diplômes avec SciencesPo, c’était mon souhait initial.
Mon classement ne m’a pas permis d’obtenir les deux écoles avec cette option. J’ai donc choisi Bordeaux Sciences Agro parce que je ne voulais pas me lancer dans une 5/2.
Le choix d’intégrer AgroParisTech en spécialité a nécessité que je me construise un dossier d’école d’ingénieurs solide. Ainsi, mon choix d’Erasmus a été en partie motivé par la renommée de l’Université partenaire. Je me suis aussi beaucoup impliquée dans mes cours, projets, vie étudiante (Membre du Conseil de Vie Étudiante,…) afin d’assurer mon passage à AgroParisTech.

Les 2 premières années d’ingénieur sont assez généralistes. Mais l’école permet de découvrir ce qui nous passionne, ce qui nous fait réellement vibrer. Ainsi, les choix de sujets de projet sont importants : j’ai ainsi toujours orienté mes choix sur les combats ultramarins. De plus, les les stages nous montrent un aspect du réel. J’ai ciblé mes intérêts sur l’agroécologie et la politique. Ce qui me motive est mon engagement pour mon île ainsi que l’agriculture et les questions de souveraineté alimentaire.

La troisième année est sans aucun doute la meilleure. On s’entoure d’autres personnes qui partagent des visions similaires, des intérêts communs. On apprend des choses qui nous passionnent vraiment. Dans mon cas, ça a été la démocratie écologique, les techniques de négociation, l’ingénierie écologique…

Description de votre métier actuel

Je suis cheffe de projet CRTE (Contrat pour la Réussite de la Transition Écologique).

Je suis chargée de définir, mettre en œuvre et piloter ce dispositif signé entre l’État et l’intercommunalité dans laquelle je travaille. Il s’agit d’un poste stratégique et transversal d’interface entre les acteurs institutionnels, les financeurs, les communes de l’intercommunalité, les directions internes de mon intercommunalité.
Concrètement je réponds à des appels à projets, je cherche des financements pour lancer des stratégies d’aménagement et de préservation du territoire. Un exemple concret est une stratégie d’adaptation du littoral au changement climatique. Puis je pilote ces stratégies (montage de projet, suivi de projet en pilotant des bureaux d’études, évaluation par le biais d’indicateurs,…).
De plus, j’effectue également un travail de mise en réseau entre acteurs du monde politique, économique, associatif.
Je travaille aujourd’hui au service de mon territoire.

L’intérêt selon vous d’être passé par une classe préparatoire :

La prépa BCPST a constitué un réel atout dans ma vie étudiante et professionnelle, sur ma façon de traiter les informations, de réfléchir, d’appréhender les situations, de gérer les situations dans l’urgence.

Que souhaiteriez-vous passer comme message clé aux étudiants de BCPST / TB / AVPB et qui pourrait leur être bénéfique ?

S’accrocher, la prépa ça nous challenge beaucoup (émotionnellement et physiquement) mais ça vaut le coup. Et rien n’est jamais fixé, il y a toujours des façons de rebondir et de se réorienter si besoin !

S.B., chargée de mission agricole pour le service public de l’eau An Dour, Morlaix (29) après Institut Agro Montpellier

Après ma formation d’ingénieur agronome, je suis actuellement employée comme chargée de mission agricole pour le service public de l’eau An Dour, régie publique de l’eau de Morlaix Communauté.

Mon objectif général est d’accompagner les agriculteurs pour améliorer ou maintenir la qualité des cours d’eau, en m’appuyant selon les cas sur différents dispositifs d’accompagnements locaux, régionaux, nationaux ou européens et par une approche hydrographique basée sur les bassins versants.
Par ce poste, je suis également adhérente à une association régionale, l’Association des Techniciens de Bassins Versants de Bretagne (ATBVB).

L’association a réalisé des vidéos et fiches métiers, dont la première a été publiée cette semaine. Les autres arriveront sur un rythme hebdomadaire.
Ces métiers peuvent, pour beaucoup, être accessible à des personnes issues de BCPST, d’école ingénieur ou de master. Il ne faut notamment par se fier au terme « technicien », nous sommes nombreux à avoir des diplômes de niveau master ou ingénieur.
La première vidéo (Coordinateur de SAGE) et la fiche métier associée sont disponibles ici :
https://atbvb.fr/2026/01/27/la-serie-alleau-cest-quoi-ton-metier-vous-presente-le-metier-de-coordinateur-de-sage/

G.T., Concepteur – développeur pour l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) après l’ENSG Géomatique

Description de votre métier actuel

À la suite d’un parcours peu typique pour un étudiant issu de la prépa BCPST, je suis actuellement ingénieur logiciel à l’IGN, avec un statut de fonctionnaire.

Je travaille au sein de l’équipe du département de l’inventaire forestier et environnemental en tant que concepteur-développeur. Ce poste me permet de découvrir plusieurs facettes du métier d’ingénieur logiciel : la conception et le développement d’applications logicielles ainsi que la programmation scientifique.


Côté logiciel, je conçois entièrement ou partiellement l’architecture d’une application (web, mobile, …). Je participe à son implémentation via divers langages de programmation et frameworks (Python, JavaScript, …). Et enfin, je participe à la mise en production de l’application.
Côté programmation scientifique, je travaille actuellement sur la mise en place de modules d’IA de segmentation sémantique d’images avec l’

équipe BD-Forêt de l’IGN. L’objectif est de pouvoir entraîner des modèles d’IA à reconnaître différentes formations végétales, voire des essences, à partir d’images extraites d’orthophotos ou d’images satellites du programme « Sentinel ».

De la prépa BCPST à l’ENSG Géomatique

Mon orientation professionnelle ne s’est réellement précisée qu’en deuxième année de prépa BCPST. Des projets informatiques lié aux maths m’ont fait découvrir une passion pour l’informatique appliquée à la résolution de problèmes scientifiques concrets ou à la simulation de concepts. Le classement de mes vœux reflétait directement cet intérêt pour les écoles à dominante informatique.

Entre la bio-informatique et la géomatique (géographie + informatique), le choix n’était pas évident.
L’aspect fonctionnariat représentait un avantage supplémentaire pour la géomatique.
J’ai donc intégré l’ENSG Géomatique avec déjà une vision claire de la spécialité et du type de métier que je souhaitais exercer.

Deux BCPST sur une promotion de 60 élèves ingénieurs ! A priori, ce n’était peut-être pas la voie la plus privilégiée pour y entrer. Mais la formation en BCPST m’avait donné les compétences et la méthodologie nécessaires pour suivre les cours au même niveau que ceux issus des prépas MP, PSI et autres.
En effet, malgré des cours très techniques et scientifiques, presque tout le monde découvrait les matières. Imagerie satellite, traitement d’images, géodésie, topographie, langages de programmation et développement, statistiques, maths, géographie physique et sociale, etc.

Le stage terrain de première année s’est déroulé avec toute la promotion dans le sud de la France, dans un centre de l’IGN. Nous avons mis en application de nombreuses compétences de terrain, celles qui permettent au technicien de « mesurer la Terre » et ses objets avec précision.
Mon stage de deuxième année en Grèce, avec « Archipelagos, Institute of Marine Conservation », m’a permis de découvrir l’utilisation du sonar pour la cartographie sous-marine.
Mon stage de troisième année chez Dassault Systèmes m’a fait découvrir l’univers des grandes entreprises de renommée mondiale dans le domaine des logiciels informatiques 3D.

Grâce aux compétences et à la méthodologie acquises en BCPST, ces trois années se sont déroulées sans réelle difficulté. Je dispose désormais d’un diplôme qui peut m’ouvrir de nombreuses portes dans le domaine de la tech et de la science.
Les métiers accessibles aux étudiants issus de BCPST sont aussi variés qu’il existe d’entreprises technologiques. De la défense, où la précision géographique est cruciale (avec notamment des camarades de promotion travaillant chez MBDA), aux organismes et entreprises soucieux du changement climatique et de l’écologie, comme à l’IGN.
Mon portfolio pour des projets concrets lors de mes études à l’ENSG est accessible ici.

L’intérêt selon vous d’être passé par une classe préparatoire

La prépa représentait pour moi une porte d’entrée vers des métiers passionnants, même si je ne savais pas encore exactement quelle école était faite pour moi ni quelle orientation professionnelle m’attendait.
Tout ce que je savais avant d’y entrer, c’est que j’aimais les sciences, y compris la SVT.

L’informatique, je l’ai découverte petit à petit en prépa, et c’est elle qui a finalement défini mon choix d’école et mon orientation professionnelle actuelle.
Même si je me suis aujourd’hui éloigné de la biologie, les méthodes d’analyse et de résolution de problèmes acquises en prépa font désormais partie intégrante de ma vie professionnelle, voire même quotidienne.

De même, la rigueur et la précision exigées en prépa constituent des atouts considérables, surtout en informatique, si l’on ne veut pas passer sa vie à résoudre des bugs.

Que souhaiteriez-vous passer comme message clé aux étudiants de BCPST / TB / AVPB et qui pourrait leur être bénéfique ?

Ne vous fermez pas des portes pour des écoles pas destinées aux Biologistes juste parce que vous douteriez de vos compétences à suivre les cours.

J.A., étudiant AgroParisTech en double-diplôme ChimieParis Tech. Actuellement en stage à l’université du Luxembourg en recherche sur le cancer

témoignage ADN PCR
ADN prêt à partir en PCR

Après avoir terminé ma prépa en 3 ans, j’ai intégré AgroParisTech. Le choix s’est fait car elle propose une diversité de parcours géniale. De plus, je ne voulais pas me spécialiser rapidement à la sortie de ces années la tête dans le guidon.

Suite à une 1A très généraliste, j’ai pris en 2A la dominante axée santé qui se nomme « ingénierie et santé : homme, bioproduits, environnement ». Le but de ce choix était de commencer à diriger mon projet professionnel vers la santé. Notamment la santé humaine qui me passionne depuis longtemps.
Après cette année de pré-spécialisation, j’ai décidé de réaliser un double-diplôme avec ChimieParisTech. Ce sont les cours du parcours Ingénierie qui m’ont attirés. J’ai suivi les cours Biotechnologies, Industrie 4.0 Cela oriente plus ma formation en chimie (surtout en biochimie). J’ai pu ainsi apprendre les techniques et les manières d’isoler des composés d’intérêt dans des matrices complexes.

Actuellement, je suis en stage de fin d’études à l’université du Luxembourg. J’étudie une voie de signalisation de la protéine KRAS pour comprendre son rôle dans les cancers. Des mutations de cette dernière sont présentes dans plus de 15 % des tumeurs.
Pour mener à bien ce projet, j’utilise de nombreuses techniques de biologie cellulaire et moléculaire. J’utilise des techniques apprises en théorie et en pratique dans les deux écoles. J’arrive vraiment à comprendre l’intérêt du double-diplôme au cours de cette expérience.

L’intérêt selon vous d’être passé par une classe préparatoire

L’intérêt principal pour moi d’être passé par la classe prépa, c’est qu’après cette expérience, je m’en suis sorti grandi, plus mature, et surtout plein de compétences pour la vie.
En effet, après 3 années à devoir se surpasser et constamment se remettre en question pour s’améliorer, on développe une bonne autocritique et tout ce qui va avec pour la développer : organisation, rigueur, résilience, capacité d’apprentissage, synthèse, aisance orale…

Ces qualités – plus que la connaissance brute – sont des atouts formidables, et qui, je pense, sont appréciés dans le milieu professionnel.

Que souhaiteriez-vous passer comme message clé aux étudiants de prépa et qui pourrait leur être bénéfique

Mon discours va paraître bateau, mais pourtant il devient vrai quand on arrive en école. La prépa peut être un moment difficile à vivre, rempli de doutes et de remises en question (et c’est bien, cf. point plus haut), mais le jeu en vaut la chandelle. La lumière au bout du tunnel est belle, pleine de découvertes humaines et d’opportunités professionnelles. Et même si l’école de destination n’est pas celle que vous souhaitiez de base, le nombre de passerelles et d’opportunités est tel que vous trouverez forcément chaussure à votre pied !

Donnez-vous à fond, pour ne jamais regretter quand vous vous retournerez sur vos années de prépa !

R.B., doctorante à l’Institut Cochin sur la physiologie de l’endomètre et l’endométriose

Après 3 ans de classe préparatoire BCPST, j’ai intégré AgroParisTech sans avoir d’idée précise de ce vers quoi je souhaitais m’orienter.
Mes expériences lors des stages m’ont poussé à choisir la spécialisation biotechnologies et le domaine de la recherche biomédicale.
Je suis aujourd’hui en 2e année de thèse à l’Institut Cochin. Je travaille sur la physiologie de l’endomètre et l’endométriose, une maladie fibro-inflammatoire chronique, affectant une femme sur dix.

L’intérêt selon vous d’être passé par une classe préparatoire

La classe préparatoire m’a permis de développer beaucoup de compétences très utiles aujourd’hui dans mon travail. Organisation, capacités rédactionnelles, capacité d’apprentissage, rigueur, capacité d’analyse, présentations orales…, le tout en travaillant sur des thématiques extrêmement variées.
C’est une formation qui nous permet également de développer une polyvalence et une adaptabilité appréciée dans beaucoup de milieux professionnels

Que souhaiteriez-vous passer comme message clé aux étudiants de prépa et qui pourrait leur être bénéfique ?

Même si le choix de l’école à l’issue du concours peut-être source de stress et de déception, il faut savoir qu’il existe énormément de passerelles entre les écoles d’ingénieurs mais également avec les universités. Il existe beaucoup de voies différentes pour arriver à un même poste !

R. S., étudiant en 3e année à AgroCampus Ouest, cursus Politiques et marchés de l’agriculture et des ressources

Présentation d’un parcours de formation à Agrocampus Ouest

Ce témoignage vidéo vous permettra d’avoir des informations intéressantes sur la prépa et la spécialisation choisie en 3e année.
Lien vers la plaquette de la spécialisation « Politiques et marchés de l’agriculture et des ressources« .

L’intérêt selon vous d’être passé par une classe préparatoire :

La classe préparatoire m’a permis de développer ma capacité de travail et m’a appris à mieux m’organiser en me connaissant mieux. J’ai aussi compris qu’il fallait savoir prendre de vraies pauses pour pouvoir être efficace et avoir une dynamique positive. Cela est essentiel pour avoir le moral et assimiler les nombreuses connaissances.

La prépa m’a également apporté de la rigueur et m’a appris à gérer la pression et le stress.

Ces deux années ont aussi été l’occasion de réfléchir à mon orientation. Elles m’ont permis d’accéder à des écoles intéressantes et des diplômes qui sont de vrais plus en arrivant dans le monde du travail.

C’est pourquoi j’encouragerais ceux qui hésitent à tenter l’expérience de la classe préparatoire. Je pense qu’on a tout à gagner à essayer. Même si on n’arrive pas à aller jusqu’au bout des deux ou trois années en intégrant une école, en anticipant et préparant bien sa réorientation on ne perd rien à faire prépa.

Que souhaiteriez-vous passer comme message clé aux étudiants de prépa et qui pourrait leur être bénéfique ?

Je conseillerais aux étudiants de se fixer régulièrement des objectifs atteignables. De plus, il ne faut surtout pas négliger son moral qui est un facteur de réussite essentiel. Et il ne faut pas se couper de sa « vie d’avant », de ses amis et qu’il faut faire du sport ou un autre loisir. Vous aurez peut-être l’impression de perdre du temps mais vous ne serez que plus efficace dans votre travail.

F. A., vient d’être diplômée ingénieure d’AgroParisTech

témoignages ingénieurs métiers biodiversité forestière
Mesures de biodiversité forestière sur le terrain

La première année, à Grignon (l’école est maintenant située sur le plateau de Saclay), est composée de cours généraux.
Agronomie (les champs et les vaches), agroalimentaire, environnement et beaucoup d’autres petits cours sur plein de sujets différents. Par exemple, on aborde la communication, les statistiques, le droit, l’économie. et puis on choisit des modules comme on le souhaite. On réalise également un stage d’un mois dans une “entreprise produisant ou transformant du vivant”. Pour moi, c’était dans une ferme d’escargots.

En 2e année, j’ai opté pour la branche « Gestion et ingénierie de l’environnement » (biodiversité forestière) à Nancy.
Nancy, c’est une communauté ouverte et bienveillante : profs motivés et pédagogues, étudiants d’origine variée dans les résidences… Après les nombreuses sorties terrain vient l’hiver avec les amphis de droit de l’environnement ou de sociologie.
J’ai ensuite choisi de faire un Erasmus en Pologne pendant le 2e semestre. J’ai enchaîné avec deux mois de stage en cartographie de plantes invasives.

La 3e année, j’ai suivi la dominante « Gestion des Milieux Naturels« , toujours à Nancy. C’est super intéressant parce qu’on est en situation professionnelle. La classe travaille en équipe sur différents projets pour des organismes qui ont passé un accord avec l’école. Des projets sur l’inventaire des forêts, des enquêtes préalables à la construction d’un parc éolien, les effets du changement climatique sur la composition des forêts… Il faut juste s’accrocher parce que les conditions de travail sont dures.
La formation se finit par un stage de 6 mois. Les débouchés sont plutôt dans les parcs naturels, dans les bureaux d’études, dans les organismes type conservatoire des espaces naturels ou dans les collectivités territoriales.

C. M., étudiante en 3e année à AgroParisTech, cursus Nutrition humaine

Le point fort d’AgroParisTech est la pluridisciplinarité, à la fois en sciences de la vie (cours en agronomie, agroalimentaire, environnement, santé humaine). Mais c’est aussi vrai dans des domaines plus variés (droit, économie, sociologie, langues, comptabilité, physique, informatique, statistiques…).

Un autre point positif est l’incitation à réaliser une année de césure, qui permet de faire plusieurs stages pour mieux comprendre notre futur métier en tant qu’ingénieur (ou chercheur) et/ou vivre des expériences nouvelles, souvent à l’étranger.

L’intérêt selon vous d’être passé par une classe préparatoire :

La prépa permet d’apprendre à apprendre, à se connaître et à être efficace.

Nos méthodes d’apprentissage se développent jusqu’à trouver les plus efficaces possibles pour nous-même.
De la même manière, on arrive à trouver une organisation la plus efficace, et comment l’associer avec notre temps de vie personnelle.
Et enfin, on apprend à connaître nos capacités et nos limites.

Et elle permet d’accumuler beaucoup de connaissances de bases dans plusieurs domaines.

Que souhaiteriez-vous passer comme message clé aux étudiants de prépa et qui pourrait leur être bénéfique ?

Les années de prépa sont souvent difficiles, mais très formatrices, sur le plan des connaissances scientifiques, de la connaissance de soi-même et d’un point de vue social.

A. C., Agrocampus Rennes, ingénieure marketing agro-alimentaire

témoignages ingénieurs métiers chocolat
Dégustation de différents prototypes de tablettes de chocolat

Je suis actuellement chef de produit marketing chez Nestlé.

Mon métier consiste à lancer des nouveaux produits et faire grandir mes marques.
Je suis impliquée dans tout le processus du lancement d’une innovation. Depuis la conception du produit jusqu’à la vente en magasin. Cela passe donc par l’élaboration de la recette (dégustations), le développement du packaging (choix du design) mais aussi des décisions stratégiques telles que le prix, la cible, les volumes prévisionnels etc.
Je gère également les activations de mes marques, en utilisant des leviers tels que les publicités TV, les animations en magasin, les bons de réduction.
Enfin, j’analyse tous les mois les indicateurs clefs qui me renseignent sur mon chiffre d’affaire.

Après avoir échoué aux concours Véto, mais étant bien placée au concours Agro, j’ai choisi l’école de Rennes pour ses nombreuses spécialités reconnues, notamment la spécialité production animale, qui permet de s’orienter vers des métiers liés aux animaux d’élevage.
Je n’ai finalement pas choisi cette spécialité mais l’école étant couplée avec l’INSFA (une école agroalimentaire post-Bac), j’ai pu choisir la spécialité marketing. L’école de Rennes offre également la possibilité de faire en dernier année un double diplôme avec l’IGR de Rennes et cela m’a permis de suivre des cours de Management des Entreprise (entreprenariat, droit du travail etc.)

L’intérêt selon vous d’être passé par une classe préparatoire :

La prépa m’a apporté des méthodes de travail qui me servent au quotidien (rigueur, analyse, organisation mais aussi gestion du stress, présentation orale…). Je trouve que la prépa donne une très bonne base au métier d’ingénieur agronome, qui est très souvent reconnu pour sa polyvalence et son expertise.

Que souhaiteriez-vous passer comme message clé aux étudiants de prépa et qui pourrait leur être bénéfique ?

Lorsque j’étais en prépa, je ne m’intéressais qu’au métier de vétérinaire et après le concours j’ai dû rebondir sur d’autres voies.

Je vous conseille vraiment de vous renseigner sur tous les métiers que l’on peut exercer après la prépa, ou après les concours, et vous en découvrirez certainement plein qui vous intéressent.

Il faut malheureusement parfois envisager des plans B, mais rien de ce que vous aurez appris ne sera perdu.

C. D., étudiante en 2e année à AgroParisTech, cursus Gestion et ingénierie de l’environnement

Le principal avantage qu’a eu la prépa selon moi, c’est de m’ouvrir à de nombreux sujets.
Ayant toujours du mal savoir ce qui m’intéressait et ne voulant pas me spécialiser dès la sortie du lycée, le caractère interdisciplinaire de la BCPST a été véritablement important.

J’ai d’ailleurs choisi mon école parce qu’elle offre un large choix de formations et permet l’exploration. Les enseignements durant la première année sont généraux. Iles abordent des sujets allant de la santé à l’environnement, en passant par l’agroalimentaire.
Pour ma part, je poursuis des études en environnement et gestion des milieux naturels ouverts et boisés.

J’ai ainsi plusieurs projets en tête. Orienter mes études vers la recherche (les bases acquises pendant la prépa et la curiosité scientifique que celle-ci m’a permis de développer me seront utiles). Effectuer mon stage de seconde année au Canada, dans le secteur forestier…

L’intérêt selon vous d’être passé par une classe préparatoire :

La prépa m’a permis d’apprendre à travailler à un rythme soutenu et à m’organiser, ce que je n’avais jamais fait avant.
Elle fournit un cadre rigoureux sans lequel je n’aurais jamais réussi à travailler.
Je me suis aussi rendue compte que j’aimais réellement apprendre et comprendre comment les choses fonctionnent, ce qui me pousse à m’orienter vers la recherche.

Que souhaiteriez-vous passer comme message clé aux étudiants de prépa et qui pourrait leur être bénéfique ?

Ne pas savoir ce que l’on veut faire n’est absolument pas grave !
Passer par un classe prépa est une vraie chance et permet de s’ouvrir de nombreuses portes. C’est une épreuve à passer dont on ressort grandi.

J. L., élève en 2e année à AgroParisTech

témoignages métiers ingénieurs infrastructure
Stage : participer à la réalisation d’une station d’épuration

J’ai intégré AgroParisTech en septembre 2017. La première année est assez généraliste. L’école souhaite vraiment nous faire toucher à tout avant notre choix de domaine d’approfondissement en 2e année. J’ai fait le choix de m’orienter en « Gestion et protection des milieux naturels« . J’aimerais beaucoup travailler dans la gestion de l’eau, pour une grosse entreprise (type Suez ou Veolia) ou pour l’État.

Je suis actuellement en stage à l’IFREMER. Je compte prendre une année de césure pour faire un stage chez Suez (en conception de stations d’épuration). J’enchaînerai avec un parc naturel aux États-Unis.

En troisième année, je prendrai la dominante « Ingénierie de l’eau, de l’environnement et des déchets« . Il existe des dizaines de choix de dominantes/masters possibles en 3e année. De nombreux doubles-diplômes (HEC, ESSEC, MinesParisTech, …) sont possibles.

Je pense être à ma place dans cette école au cursus complet, qui permet, grâce à sa visibilité, d’avoir accès à des métiers passionnants.

A. F., étudiante en 1re année à AgroParisTech

L’école propose des cours magistraux accompagnés de TD et parfois de TP. De plus, nous avons un projet de groupe à réaliser en 5 mois sur un enjeu actuel. Cela peut être l’efficacité de la captivité sur le maintien de la biodiversité. Mais aussi la labellisation des cosmétiques bio. Ou encore les alternatives végétales au cuir…
Plus l’année avance, plus on choisit son parcours. Un stage est réalisé en mai dans une entreprise qui produit ou transforme le vivant. En juin, on choisit des cours sur un des 4 domaines proposés par l’école en 2e année (santé, agroalimentaire, environnement, production).

J’ai choisi cette école pour la diversité des cursus qu’elle propose. Mais j’étais aussi attiré par les partenariats avec d’autres écoles à l’échelle nationale et internationale. De plus, elle nous permet de participer au salon de l’agriculture et comporte sur son site une ferme expérimentale.

L’intérêt selon vous d’être passé par une classe préparatoire :

Avoir fait prépa me permet d’être à l’aise dans les matière plus théorique comme les maths, la physique, l’informatique et d’avoir des bases dans tous les sujets scientifiques abordés par l’école. De plus, on apprend à gérer son temps et à s’organiser, ce qui est nécessaire quelle que soit notre activité.

Que souhaiteriez-vous passer comme message clé aux étudiants de prépa et qui pourrait leur être bénéfique ?

Je leur conseillerais de bien se renseigner sur les débouchés de leur filière, les écoles accessibles et les métiers auxquels elles forment (pour peut-être concrétiser leur apprentissage).

M. J., étudiante en 2e année à l’ENSAIA

L’ENSAIA était mon premier choix. La première année générale m’a donné le temps de me décider entre agronomie et industries alimentaires. Les parcours sont TRÈS variés, avec des césures, des Erasmus, des exports dans d’autres écoles d’Agronomie selon la spécialisation que vous souhaitez (Bordeaux, AgroParisTech, Rennes…). Les nombreuses matières vous permettront de déterminer précisément ce que vous voudrez faire dans votre futur métier.

L’intérêt selon vous d’être passé par une classe préparatoire :

La classe préparatoire m’a permis d’apprendre à travailler en mettant mes envies de côté, à me dépasser et à m’organiser. Malgré la difficulté, j’ai pu voir de quoi j’étais capable en donnant mon maximum. Avoir fait ces 2 ans me rend aujourd’hui très fière et je ne le regrette pas.

Que souhaiteriez-vous passer comme message clé aux étudiants de prépa et qui pourrait leur être bénéfique ?

Même si c’est difficile, il ne faut rien lâcher et penser au futur. Les écoles et les diplômes au bout des concours valent le détour. Que ce soit G2E ou Agro, elles vous permettront par de nombreuses passerelles de faire ce qui vous fait envie.

C. M., étudiante en 2e année à Montpellier SupAgro

Je suis actuellement en école d’ingénieur agronome à Montpellier SupAgro. Après une première année générale qui nous permet de découvrir les enjeux de cette formation et les différents domaines d’applications, j’ai décidé de me spécialiser dans l’environnement et la gestion des ressources naturelles.

Cette école a pour avantage de présenter trois grandes spécialisations qui sont l’agronomie, l’agroalimentaire et l’environnement. De plus, elle présente un bon équilibre entre cours, TD et TP. Durant la première et seconde année de formation, nous effectuons un projet où nous effectuons un travail pour un commanditaire extérieur. Ce projet nous permet de nous préparer à notre future vie professionnelle.  La première année passe par la découverte du monde agricole. Nous réalisons individuellement un stage de 6 semaines dans une exploitation agricole.

L’intérêt selon vous d’être passé par une classe préparatoire :

La prépa, de par sa forte quantité de travail, nous entraîne à nous organiser, à persévérer et à être efficace dans notre travail. De plus, l’informatique et certains cours de biologie ne sont pas enseignées ou moins approfondies qu’en classe prépa BCPST. Ainsi, nous sommes plus à l’aise, voire en avance par rapport aux étudiants venant d’autres cursus que prépa BCPST.

Que souhaiteriez-vous passer comme message clé aux étudiants de ATS Bio / BCPST / TB et qui pourrait leur être bénéfique ?

La prépa BCPST est une formation très difficile. Elle peut sur le moment être mal vécue et entraîner une démotivation face à l’ampleur du travail à réaliser. Quelques années après, on réalise tout ce que l’on a appris en terme de connaissances mais aussi en terme de compétences diverses. Réflexion, aisance à l’oral, habilité à rédiger, efficacité, organisation dans le travail…
Ainsi il faut rester motivé et être conscient de l’exigence de cette formation.

C. S., étudiante en 2e année à Montpellier SupAgro

Montpellier SupAgro propose une première année avec des modules sur tous les sujets pouvant toucher les ingénieurs en agronomie et agro-alimentaire. Cela m’a permis de me laisser plus de temps à choisir ma spécialité (agro-alimentaire). On a trois stages obligatoires en école. Un premier stage de 2 mois en exploitation agricole. Un autre de 2 mois effectué en entreprise (pour l’agro-alimentaire). Et enfin un stage final de 6 mois. La plupart des étudiants à SupAgro font une césure. C’est très pratique pour nous étudiants. En effet, on acquiert plus d’expériences professionnelles (en faisant plus de stages) ou personnelles (projets humanitaires, voyages).

Les avantages de SupAgro par rapport aux autres écoles ? Des modules donc environ une thématique par mois et des partiels à chaque fin de module. On travaille un peu tout le temps. Mais on a moins de risque de rattrapages car le travail est étalé dans l’année. SupAgro a une filière viticulture-œnologie (unes des meilleures en France). Des professeurs compétents et intéressants, des cours actuels sur les problématiques qui nous entourent. En plus, un très beau campus avec l’INRA, une cantine bio et délicieuse, du beau temps pratiquement tout le temps.

L’intérêt selon vous d’être passé par une classe préparatoire :

La classe préparatoire m’a apporté de nombreuses compétences, qui me seront utiles pour la vie. J’ai acquis de nombreuses connaissances en biologie, physique-chimie et mathématiques.
J’ai également acquis une méthode de travail efficace, j’ai appris à travailler sous la pression. Grâce aux colles, je acquis une certaine aisance à l’oral, à résumer et mettre en avant les points les plus importants. La classe préparatoire m’a permis de comprendre que j’étais très intéressée par la biologie humaine.

Que souhaiteriez-vous passer comme message clé aux étudiants de prépa et qui pourrait leur être bénéfique ?

Devenir ingénieur vous permet de pouvoir comprendre un problème et de trouver des pistes d’amélioration. On développe nos capacités d’analyse et de compréhension de la science en général.
Être en agroalimentaire ou en agronomie permet de pouvoir travailler dans des domaines très variés. Vous trouverez toujours votre voie et votre intérêt quelque part.

J. C., étudiante en 2e année à Montpellier SupAgro

J’ai choisi d’aller à Montpellier car il y a une spécialité sur la viticulture et l’œnologie qui permet d’obtenir en plus du diplôme d’ingénieur celui d’œnologue.

En première année, on a un tronc commun qui regroupe beaucoup de disciplines différentes. On découvre les outils nécessaires au travail de l’ingénieur : logiciel, plateforme de travail. Et on les applique en élevage, microbiologie, agro-alimentaire, informatique, base de données, étude des sols, génétique, comptabilité, économie, développement d’un projet professionnel (entre autres)…
Cela permet de faire un tri et d’affiner ses choix pour la deuxième année. En effet, c’est le moment de choisir une pré-spécialisation. Enfin, on se spécialise en troisième année. On reste très accompagné par l’école pour nous permettre de trouver le domaine qui nous correspond.

On a 6 semaines de stages à réaliser en deux parties, deux semaines en début d’année et 4 pendant l’été. L’objectif est de découvrir le fonctionnement d’une exploitation agricole à deux saisons différentes. Tout au cours de l’année, on réalise beaucoup de sorties sur le terrain. Ainsi, on découvre les particularités de la région et on applique les connaissances vues en cours. Les TP sont également un atout. Il y a beaucoup de matériel grâce à la présence de l’INRA sur le campus ce qui nous permet de faire des choses assez poussées. 

Un des points qui différencie Montpellier de la majorité des autres écoles est l’engagement à l’étranger. En effet une majorité de la promotion part en Erasmus au cours de la deuxième année. L’école possède de nombreux partenariats sur presque tous les continents et nous encourage à profiter de cette opportunité. L’année de césure entre la 2e année et la 3e est très conseillée par l’école et les anciens élèves.

Quelles que soit les attentes de chacun à l’entrée au concours, personne de ma promotion n’a été déçu de cette première année en école !

P. B., vient d’être diplômé ingénieur d’AgroCampus Ouest Rennes, Biologie Cellulaire et Moléculaire du vivant

A l’issue des concours Agro, j’ai eu la chance d’intégrer Agrocampus Ouest Rennes (AO). Grâce aux cours de biologie cellulaire et moléculaire dispensés en prépa, j’ai pu être initié à cette discipline qui m’a rapidement intéressé. AO proposant cette spécialisation, j’ai décidé d’en faire mon premier choix. Cette école offre une formation théorique solide dans ce domaine, dont les différents volets sont évoqués (recherche, qualité, production).
Mon M2 à AgroParisTech m’a lui permis de renforcer mes connaissances sur l’industrie pharmaceutique notamment. Ces deux écoles m’ont également permis de me former sur le terrain. J’ai effectué deux semestres de stage en recherche, dont un à l’étranger.
Je suis à présent en thèse, orientée en cancérologie. La prépa m’aura permis de développer de nombreuses compétences qui me sont utiles au quotidien.

L’intérêt selon vous d’être passé par une classe préparatoire :

La prépa m’a permis de développer tout d’abord une forte adaptabilité aux aléas de la recherche, ainsi qu’une forte persévérance. Cela m’a également conféré une capacité à encaisser de lourdes charges de travail, tout en restant efficace.
De plus, les différents exercices proposés durant la prépa m’ont permis de développer mon esprit critique et d’analyse, essentiels pour la thèse. Enfin, cela a développé ma curiosité, tant la prépa offre des sujets d’étude variés.

Que souhaiteriez-vous passer comme message clé aux étudiants de prépa et qui pourrait leur être bénéfique ?

La prépa n’est, pour la majorité des élèves, pas une chose facile. Il ne faut donc pas se décourager, tout le monde est dans le même bateau. Cette belle aventure permet de développer des qualités humaines essentielles à votre vie future : entraide, altruisme, persévérance, curiosité, introspection. Et vous rencontrerez des gens géniaux !
Mon conseil : ne lâchez jamais rien, croyez en votre travail, qui finira toujours par payer. Et n’oubliez pas de vous reposer !

V.P., étudiante en dernière année à Agrocampus Ouest Angers

Je viens de terminer mon dernier semestre d’étude et je commence prochainement mon stage de fin d’étude dans une compagnie d’assurances à Paris en gestion de risques agricoles appliquée aux nouvelles pratiques agricoles.

La prépa m’a permis de savoir ce qui m’intéressait le plus, à savoir les plantes. J’ai donc choisi d’intégrer Agrocampus Ouest, spécialisée dans le végétal et la seule école à étudier l’horticulture (à savoir les fruits/légumes et les plantes ornementales) et le paysage. Je ne regrette pas ce choix car cette école est très réputée et reconnue dans le milieu. Les deux premières années m’ont permis de savoir sur quoi je voulais travailler spécifiquement, à savoir l’économie et les politiques publiques autour de l’agriculture, d’où mon choix de M2.

Le point fort d’Agrocampus ouest Angers est la multitude de stage que l’on fait au cours de notre cursus (1 par an : 2 mois en première année à l’étranger, 3 mois en deuxième année, 6 mois en fin d’études), c’est à la fois un atout pour notre CV (ce sont des expériences professionnelles à part entière) mais aussi pour pouvoir toucher un peu à tous les domaines et savoir ce qui nous intéresse réellement.

L’école offre aussi une excellente formation dans le végétal, tout en nous apportant des savoirs pluridisciplinaires (mécanique, mécanique des fluides, automatismes, santé des plantes, économie, droit, politiques agricoles) et est très tournée vers l’environnement, beaucoup de cours portent sur les méthodes alternatives aux produits phytosanitaires par exemple.

L’intérêt selon vous d’être passé par une classe préparatoire :

La méthode de travail : nous travaillons de façon beaucoup plus efficace et organisée que les élèves ayant intégré l’école en post-bac. Nous avons aussi des bases scientifiques beaucoup plus solides et ancrées.

Que souhaiteriez-vous passer comme message clé aux étudiants de prépa et qui pourrait leur être bénéfique ?

Tout d’abord, ça vaut le coup de s’accrocher et de passer deux ou trois ans à travailler, même si ce n’est pas de tout plaisir. Aussi, ne pas intégrer une école juste par son classement, c’est vraiment important de regarder une par une ce qu’elle propose, même si c’est une des « dernières ». Beaucoup de personnes rencontrées à Rennes m’ont dit qu’ils auraient intégré Angers s’ils avaient su ce que l’école proposait.

Y. R., AgroSup Dijon, Ingénieur Spécialité Agronomie Fonctionnaire

Après deux ans de classe préparatoire BCPST, où j’ai notamment pu développer mes connaissances en biologie, je me suis orienté vers l’école AgroSup Dijon. Elle propose un parcours de formation en Agronomie en tant qu’élève fonctionnaire. En contrepartie d’études financées par le Ministère de l’Agriculture, je me suis engagé à travailler pendant 8 ans à la sortie de l’école pour le ministère.

AgroSup Dijon présente également de partir en stage à l’étranger pendant 20 semaines en 2e année dans n’importe quel pays du monde. Il y a aussi de nombreuses périodes de stage en exploitation agricole en première année pour se former aux réalités de ce monde souvent méconnu des élèves.
En dernière année de formation, le choix des dominantes offre un large spectre de thématiques. On étudie la sociologie et l’économie du monde rural. Mais il y a aussi des études approfondies en élevage ou en production végétale. Une spécialité en environnement et changement climatique ou encore une formation dans le domaine des machines agricoles sont spécifiques à AgroSup Dijon.

L’intérêt selon vous d’être passé par une classe préparatoire :

Selon moi, le principal intérêt d’être passé par une classe préparatoire est la capacité de travail que j’en ai tiré. Cela permet de moins se sentir submergé en période de travail soutenue, ainsi qu’une importante capacité d’anticipation. 

Que souhaiteriez-vous passer comme message clé aux étudiants de prépa et qui pourrait leur être bénéfique ?

Le plus important, c’est de ne jamais se décourager. Tout le monde est dans le même bateau, les difficultés sont souvent les mêmes pour tous. Il ne faut pas hésiter à parler quand cela ne va pas. Que ce soit aux autres élèves ou encore aux professeurs qui sont avant tout là pour nous aider.
Et de ne pas oublier de profiter, les années de prépa peuvent se révéler être de belles années à se remémorer !

M. B., étudiant en première année à Bordeaux Sciences Agro

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Séance concrète de TP en viticulture

J’ai choisi Bordeaux Sciences Agro pour ses spécialités axées sur l’environnement et pour la viticulture qui est devenu mon option secondaire. La présence de modules optionnels me permettra d’affiner mon idée. En entrant dans cette école, j’ai découvert la spécialité AgroTIC qui pourrait aussi m’intéresser : lien entre la technologie et l’agriculture.

L’intérêt selon vous d’être passé par une classe préparatoire :

La classe prépa permet d’apprendre beaucoup en relativement peu de temps. On finit par réellement maîtriser certaines notions, car on s’y est bien plus attardé et on y a fourni un plus grand effort qu’avant le bac. La classe prépa permet aussi de développer sa rigueur et surtout son aisance à l’oral. En deux ans, on arrive un jour en colle avec des connaissances bancales, mais on apprend à ne pas perdre ses moyens.

Que souhaiteriez-vous passer comme message clé aux étudiants de prépa et qui pourrait leur être bénéfique ?

Voir la prépa comme quelque chose d’invivable et comme source de concession la rendra difficile. La prépa, c’est deux ou trois années intenses. Mais cela peut être très positif de par la naissance d’une réelle entraide et d’un épanouissement intellectuel.

M. Z., étudiante en dernière année à Bordeaux Sciences Agro, spécialité viticulture – œnologie

Je suis actuellement étudiante, c’est ma dernière année à l’Institut des Sciences de la Vigne et du Vin (ISVV). À Bordeaux Sciences Agro, quand on fait la spécialité viticulture, on obtient aussi le diplôme national d’œnologue (DNO) à l’ISVV. En ce moment, je fais mon dernier stage pour mon mémoire de DNO, et à la fin de l’année je ferai un stage pour le mémoire de l’école d’ingénieurs.

Bordeaux Sciences Agro est aussi une école qui privilégie l’expérience professionnelle avant tout. Des stages sont obligatoires comme dans toutes les écoles d’agronomes. Mais les travaux effectués pendant l’année sont très souvent en groupe. Les enseignants essayent le plus possible de nous faire travailler en groupe, pour qu’il y ait de l’échange, et qu’on apprenne à organiser un travail/projet en équipe.

L’intérêt selon vous d’être passé par une classe préparatoire :

L’intérêt d’avoir fait prépa : ça m’a apporté une méthode d’apprentissage avant tout, une organisation, mais aussi des connaissances en biologie essentielles pour le diplôme national d’œnologue (DNO), en particulier en chimie et micro-organismes.
La prépa m’a aussi aidé dans mon orientation : j’ai découvert une passion pour la viticulture à travers les cours de géographie.

Que souhaiteriez-vous passer comme message clé aux étudiants de prépa et qui pourrait leur être bénéfique ?

Ce n’est pas grave si vous ne savez toujours pas ce que vous voulez ou ce que vous aimez faire après la prépa/les études en général. Beaucoup d’étudiants en école d’ingénieur ne le savent toujours pas, même à la fin de leur dernière année d’études.
Le plus important c’est de se créer un réseau. Nous ne sommes pas seulement des camarades de classe, mais aussi de futurs collègues. On va vivre et travailler certainement ensemble. Et ça peut très souvent nous aider à trouver la voie.
Et pour cela, il ne faut pas avoir peur de poser des questions, d’aller voir des professionnels, faire des stages, voyager…

M. B., vient de terminer son cursus à Oniris Nantes en agroalimentaire

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Haute technologie en laboratoire agroalimentaire

J’ai intégré la prépa BCPST pour devenir vétérinaire. Comme beaucoup de monde, j’ai vite réalisé que cela allait être très compliqué. Après avoir passé les concours et n’avoir rien eu une première fois, je me suis intéressée aux écoles d’agroalimentaire. La prépa permet de donner de nombreuses bases et d’avoir la possibilité de faire plusieurs choses à l’issue de celle-ci.

J’ai donc intégrée ONIRIS-Nantes (agroalimentaire) car c’est une école très généraliste et à taille humaine où les spécialisations se font en dernière année.

En dernière année d’école, j’ai pu réaliser un double diplôme (master Nutrition et Sciences des Aliments et ingénieur agroalimentaire). Le master est porté sur la recherche et oblige à faire le stage de fin d’année dans un labo de recherche. Ce stage m’a par la suite donnée l’opportunité de réaliser une thèse (qui va débuter en mai). Je m’éloigne de plus en plus de l’agroalimentaire. En effet mon stage était sur l’allergie à l’arachide et ma thèse consistera à étudier différentes caractéristiques de l’asthme chez les enfants.

L’intérêt selon vous d’être passé par une classe préparatoire :

Malgré sa difficulté, la classe préparatoire amène une méthodologie de travail et de nombreuses connaissances (qui pourront servir pour la suite).

Que souhaiteriez-vous passer comme message clé aux étudiants de prépa et qui pourrait leur être bénéfique ?

Ce n’est pas l’école qui fait ce que vous deviendrez mais les différentes expériences professionnelles (stage, job d’été…). Il ne faut jamais rien lâcher.

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